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A l’heure de la COP 21, et de l’ambition de ne limiter le réchauffement climatique qu’à 2 degrés, nous rappelons encore que cet objectif ne sera atteint que par la mobilisation de tous les acteurs de notre société.

Pour réduire les impacts environnementaux du seul secteur des transports, responsable de près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre, il devient urgent de faire évoluer nos modes de déplacements et de changer nos comportements.

Au-delà de l’aspect environnemental, ce sont des économies tangibles et sans investissement qui sont à la portée de tous.

10 gestes simples pour conduire durable :

  •  Choisissez le rapport de vitesse le mieux adapté : Pour un moteur essence, passez rapidement au rapport supérieur entre 2 000 et 2 500 tours/mn du régime moteur. Pour un moteur diesel, ce changement se situe à 2 000 tours/mn en moyenne.
  • Anticipez et adoptez une conduite souple : soyez attentif à la circulation afin d’éviter les freinages brusques et inutiles, utilisez au maximum le frein moteur.
  • Fermez les vitres, en particulier à une vitesse élevée : la résistance au vent est ainsi diminuée et votre consommation, ainsi que les émissions de CO2, peuvent être réduites jusqu’à 10%.
  • Limitez l’usage de la climatisation : c’est connu, la climatisation est parfois bien agréable, mais pousse la consommation à la hausse, jusque 15 % si elle est à fond.
  • Ne laissez pas tourner votre moteur inutilement : les moteurs modernes permettent de rouler juste après le démarrage. Coupez votre moteur pour tout arrêt supérieur à 30 secondes. Vous pouvez aussi privilégier la technologie Start & Stop lors de l’achat de votre véhicule.
  • Réduisez votre allure : Rouler à 100 km/h à la place de 110 km/h ne vous fait perdre que 4min sur un trajet d’une heure ! Et vous fait économiser 10% de votre consommation.
  • Rétrogradez plutôt que freiner : Pour économiser du carburant en ville, à l’approche d’un feu tricolore, anticipez votre freinage et utilisez le frein moteur en rétrogradant. Avec une limite à 50 km/h, plutôt que de chercher à atteindre au plus vite cette vitesse cible, modulez votre vitesse en fonction des feux.

Idée reçue : il est inutile de passer au point mort dans les descentes ou ralentissements en espérant consommer moins de carburant. Cette pratique n’est pas économique et présente des risques en cas de freinage d’urgence.

  • Ne chargez pas inutilement votre véhicule : le poids supplémentaire augmente votre consommation de carburant.
  • Entretenez-le régulièrement : un véhicule mal entretenu consomme plus et pollue plus.
  • Contrôlez la pression de vos pneus chaque mois : des pneus sous-gonflés augmentent votre consommation de carburant et sont dangereux pour votre sécurité.

Pour voir l’influence de ces différents facteurs sur votre consommation, rendez-vous ici.

Il est tout aussi important de privilégier le bon mode de déplacement. 80 % des déplacements de personnes se font en voiture, contre 10 % pour le train et 5,5 % pour l’avion. Le TGV reste le moyen de transport le moins énergivore. Pour se donner une idée des différences de consommations d’énergie et d’émissions de CO2 par mode de déplacement, un outil de l’ADEME.

L’auto-partage et le covoiturage sont en pleine expansion, avec la logique de service amenée par les nouvelles technologies (Web 2.0, smartphone). Pour le covoiturage, le conducteur ne doit pas faire de profit : l’argent qu’il perçoit doit amortir les frais liés à l’itinéraire. Cette pratique se démocratise largement, comme l’atteste le leader du marché Blablacar, qui réalise chaque année une croissance à 3 chiffres. Les avantages sont économiques, écologiques, mais aussi pratiques (moins d’embouteillage), sociaux (moment de convivialité, rencontre,) et sécuritaires (amélioration du comportement par le transport de plusieurs personnes.) Les trajets domicile-travail sont eux aussi en développement, mais sont moins faciles à mettre en place.

L’autopartage propose quant à lui de mettre en commun une voiture et d’en diviser les frais. Pour en savoir plus sur l’auto-partage et ses modalités, rendez-vous ici !

Et enfin, quelles solutions pour les grandes flottes de véhicules professionnels ? Les formations à l’éco-conduite sont à la mode. Comptez environ 300 euros par personne, variable selon le nombre de collaborateurs. Ces formations comprennent un module théorique et un module pratique, et sont reconductibles pour un réel ancrage dans les mentalités.

L’idéal est de les associer à une technologie qui fait parler d’elle : la télématique embarquée. Ces boîtiers, directement inclus dans les véhicules ou en location, permettent de renseigner le conducteur et le gestionnaire de flotte sur toute une série d’informations à propos du véhicule. Elle remonte la géolocalisation, les données kilométriques, la consommation de carburant … Ainsi que toutes les informations liées au comportement des conducteurs (accélérations superflues, arrêts moteur tournant, freinages brusques…). Le boitier envoi des alertes en cas de mauvaises pratiques ou de nécessité de maintenance. Avec l’essor des objets connectés, certains loueurs et experts du transport estiment que la totalité des véhicules neufs en seront équipés à l’horizon 2020. La technologie souffre encore malheureusement d’une mauvaise réputation, et fait polémique. Les syndicats l’assimilent à du « flicage » qui permettrait par exemple de surveiller l’emploi des véhicules professionnels le week-end …

Tous comme dans l’industrie, nous avons aujourd’hui les outils et l’expérience pour consommer mieux et plus responsable. Chacun peut maintenant agir. Les dirigeants au travers de décisions politiques. Les constructeurs automobiles dans la proposition de véhicules moins polluants plus abordables. Et enfin, les utilisateurs finaux, nous, qui à travers des gestes simples, pouvons faire la différence à notre échelle.

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