Dans ce contexte de transition énergétique, le secteur de l’énergie évolue rapidement. En effet, les subventions mais aussi les taxes se complexifient tout en présentant des contraintes et des opportunités. Parallèlement, la dérégulation des marchés accentue cette dynamique et il peut être difficile d’y voir clair pour qui n’est pas expert.

Cet article entend présenter un tour d’horizon des principaux sujets d’actualités en matière de performance énergétique.

Taxes Carbones

Les taxes carbone sous leurs différentes formes (Système des Quotas, Contribution Climat Energie (CCE)) étant vouées à évoluer (Prix spot des quotas ou Taux de la CCE), elles vont impacter non seulement les prix des énergies mais également leurs rentabilités relatives les unes par rapport aux autres selon des mécanismes complexes.

CEE

Egalement dans le cadre de la transition énergétique, les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) offrent des subventions plus ou moins intéressantes selon les alternatives techniques retenues. Même dans leur dernière version (révisée en Janvier 2016), les CEE peuvent avoir un impact non-négligeable sur le RSI d’un projet mais encore faut-il déterminer à combien les valoriser.

Fonds Chaleur ADEME

En complément des CEE, l’ADEME subventionne certains projets d’intégration thermique (récupération de chaleur) et de production d’énergie renouvelable via son fonds chaleur. Celui-ci peut financer les études autant que le projet lui-même mais n’est pas cumulable avec les CEE. Il convient donc de déterminer en amont l’alternative la plus intéressante pour un projet donné.

ISO 50 001

La certification ISO 50001, qui doublait provisoirement le montant récupérable en CEE, est également un sujet d’actualité. En effet, la mise en place d’un Système de Management de l’Energie (SMé) libère de l’obligation d’audits énergétiques réglementaires. Les industriels électro-intensifs certifiés bénéficient en outre de réductions sur certaines taxes (cf article). Elle confère aussi une réelle maturité quant à la réalisation d’audits internes et leur prise en compte dans le plan d’actions d’économies d’énergie. C’est de plus un excellent moyen de systématiser sa démarche pour atteindre ses enjeux.

Dérégulation du marché électrique

Pour accentuer cette complexification des marchés de l’énergie, la dérégulation du marché de l’électricité représente une vraie opportunité de réduction des coûts mais aussi un casse-tête pour beaucoup. La multitude de contrats possibles et la diversité des structures de prix rendent la comparaison difficile.

De plus, l’optimisation des contrats peut réellement changer la donne – et n’est pas toujours dans l’intérêt du fournisseur. Les taxes (TURPE, CSPE, etc.) représentent actuellement 40% du prix de l’électricité. Les possibilités d’abattement de la TURPE et de la CSPE peuvent donc impliquer des réductions considérables mais là encore, les décrets sont difficilement déchiffrables pour les non-experts.

ENR

Solution d’avenir par excellence, les ENR gagnent du terrain et présentent aujourd’hui des RSI allant de médiocres à très intéressants selon le projet. Boudées jusqu’ici par les industriels, les ENR arrivent en force sur ces derniers mois grâce à des temps de retour en constante baisse. Là aussi, des études poussées sont nécessaires, afin de déterminer précisément les meilleures alternatives selon la région, la technologie et le besoin.

Tiers Financement

Une solution dans le vent, qui peut être très rentable si le partenaire allie la capacité d’investissement avec l’expertise technique. Alliées à une rémunération indexée aux résultats pour le partenaire financeur, ces formules peuvent représenter un réel engagement de valeur ajoutée et de performance pour les industriels clients.

Conclusions

Evoluant rapidement avec moult décrets, les questions énergétiques présentent de vraies opportunités de réduction des coûts pour les industriels. Néanmoins, le nombre et la complexité des possibilités/axes d’optimisation rend ces économies difficiles d’accès pour qui n’est pas expert en la matière. Un accompagnement par un spécialiste permet de s’assurer de choisir les meilleures solutions, tout en se concentrant sur son métier et sur les problématiques liées à l’activité industrielle à proprement parler.

Notre recommandation va vers des accompagnements rémunérés aux résultats, car ils minimisent le risque du client et représentent un engagement de performance de la part du partenaire. Alliées à du tiers-financement, ces formules peuvent même donner à certains industriels l’accès à des économies inatteignables avec leur propre capacité d’investissement (cf schéma ci-dessous).

mecanisme kubango

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