– Une coupe du monde au Qatar, en été, sérieusement ?!

– Quid des joueurs et de la température dans cette région du globe ?

– Et puis qui voudrait climatiser un stade de foot en plein désert ?!

Qui n’a jamais entendu ces interrogations au cours d’une discussion entre amis, après avoir connu l’attribution de la coupe du monde 2022 ou juste en évoquant l’abondance des pétrodollars dans le football moderne. Malgré tout, ces interrogations sont légitimes et apportent un scepticisme quant au bon déroulement de l’événement le plus médiatisé du monde.

Comment un si petit pays peut se permettre d’organiser un tel événement sportif sous 45°C ? C’est avec un budget de 200 milliards d’euros que 12 stades, et infrastructures annexes, seront construits ou agrandis, et climatisés … à l’énergie solaire. En effet, l’organisation a bien insisté sur le côté innovant et le défi technologique que représente la conception de stades comme ceux prévus pour accueillir cet événement planétaire.

 

Pour cela, certaines pistes sont déjà à l’étude. Un prototype de 500 places, nommé Showcase Stadium, développé par le cabinet anglais Arup & Associates regroupe 3 axes technologiques principaux encourageant le développement de stade pouvant accueillir cette coupe du monde dans des conditions climatiques aussi difficiles :

  1. L’architecture présente la particularité d’intégrer l’énergie solaire passive afin de réguler la température dans l’enceinte du stade. En effet le toit est composé de parties amovibles permettant une circulation de l’air et une optimisation de la surface ombragée du terrain. Ce toit peut bien évidement être fermé totalement pour climatiser intégralement le stade.
  2. Par ailleurs le toit mais aussi tous les équipements électriques sont alimentés à l’énergie solaire. Une ferme solaire alimente ces installations et fonctionne tout au long de l’année, ce qui permet de répondre à la demande en hausse les jours de match.
  3. Cette ferme solaire peut dégager une énergie supplémentaire ; complément qui sera utilisé pour refroidir de l’eau permettant de climatiser les gradins.

 

Ces axes technologiques amènent donc une autre façon de développer et construire un stade de football, mais pas seulement. Il s’agit d’un grand pas dans le développement pour la construction durable : pour la première fois cette construction durable sera mise en œuvre à grande échelle (pour des stades pouvant accueillir entre 43000 et 86000 personnes) et les retombées technologiques liées à l’énergie solaire pourront s’avérer être bien plus importantes que prévu. On peut donc logiquement affirmer que la coupe du monde de football au Qatar en 2022 est en passe de devenir une vitrine mondiale pour la construction durable.

 

Ce développement est à mettre au crédit de l’organisation de cet événement, un argument de poids accompagnant le fait que, selon le comité d’organisation, une partie de ces stades sera entièrement démontables et envoyée dans des pays « en voie de développement » où le football apparaît parfois comme un véritable axe de développement.

 

AAA

Doha Port Stadium (44 950 places), stade construit pour les besoins de la coupe du monde.

 

Sources :

 

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